Dans l'arrière pays Languedocien aux creux des collines, Garrigues se situe dans l'Hérault, à égale distance entre Nîmes et Montpellier.
Le château est au centre du village, c'est un vaste ensemble de 900 m² avec une cour centrale.
L'origine des bâtiments remonterait au XIIIème siècle , le château et les dépendances (ferme fortifiée)
de 3500 m² auraient été gérés par les Templiers .Cette ancienne commanderie composée de bâtiments agricoles
construits sur un point d'eau fortifié, était un ancien lieu de repos pour les pèlerins de
Saint-Jacques-de-Compostelle.
La ferme fut aménagée progressivement pour s'adapter à l'évolution du domaine.
Dans la cour spacieuse, ancienne aire de battage du blé, les majestueux arcs de voûtes d'une ancienne magnanerie
et l'imposante meule de pierre sur auge circulaire d'un ancien moulin à huile, rappellent les activités agricoles
du passé :
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- Productions de vins,
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- Elevage des vers à soie,
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- La fabrication de l'huile d'olive,
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- Elevage d'animaux de basse-cour,
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- Stockage du blé avec les greniers à grains,
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- Des bergeries voûtées.
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De retour de la 7ème Croisade (1242-1254) Saint-Louis
"particulièrement soucieux d'aider les nobles pauvres, les nobles ruinés par la croisade" accorde à
ceux qui le souhaitaient d'exercer "l'Art et la Science de verrerrie".
L'exercice de la verrerrie en Languedoc est réglementé par les actes du pouvoir royal.
Charles VI est le premier souverain à avoir concedé des lettres royales privilégiant les verriers,
en 1399. Les verriers doivent être " à cause dusdict mestier ...tenuz et reputés pour nobles personnes".
Une lettre de Charles VII, en 1436, adressée au Sénéchal de Beaucaire et de Nîmes stipule que les verriers "ne peuvent et ne doivent apprendre ledit métier de voyerie à quelconque jeunes hommes ou austres s'ils ne sont gentilhommes".
La charte de Sommières de 1445 régit strictement les activités des verriers, à travers les siècles des familles vont se transmettre de père ou de mère en fils ou en fille le noble art de la verrerrie, dont la famille D'ADHEMAR-AZEMAR" ( Les verrerries du Causse et de l'Hortus d'Alain Riols°.
En 1340 le château est propriété de cette famille, ainsi que de la ferme, le vignoble, les landes et les bois de chênes nécessaires à l'alimentation des fours des gentilshommes verriers.
"Le 23 juin 1355, le représentant de l'évêque de Maguelone dans la châtellerie de Rouet établit, de concert avec le sergent royal de la part de la royale antique de Montpellier, une sauvegarde dans la juridiction de Rouet. Cette sauvegarde, placée sur les biens de l'évêché, consiste en panonceaux décorés de trois fleurs de lys. C'est ainsi qu'un panonceau royal à fleur de lys fut cloué sur la porte de la maison de Guillaume Adzmarii, verriers" (Origines des gentilshommes verriers - Entre mythe et réalité - Alain Riols)
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